HISTORIQUE DÉTAILLÉE DE L'ÉGLISE DE PÉROLS
Liste des desservants
de l'église de Pérols
Début Page
précédente
page
8
Page
suivante
Fin
     
 

Saint Augustin
La Grande-Motte

Saint Jean de Malte
Carnon
Saint-Sixte,
Pérols
Sous-section 4
Sous-section 5
Sous-section 6
Sous-section 7
Sous-section 8
Sous-section 9
Sous-section 10
Sous-section 11
Sous-section 12
 
Les ennuis financiers et les défauts de construction continuent 

Malheureusement, les ennuis financiers et les défauts de construction allaient à nouveau apparaître.
Le 21 juin 1873, un an presque jour pour jour après l’inauguration, le Maire expose à son conseil réuni en session ordinaire que « la dernière annuité des souscriptions va expirer et que beaucoup de souscripteurs ne se sont pas libérés ; quelques-uns même n’ont encore rien donné ».
La pyrale et le phylloxéra ont dévasté le vignoble, « la persistance de ces insectes menace les habitants de temps encore plus difficiles. D’après ces motifs, il est évident que certains souscripteurs ne peuvent acquitter leur souscription ».
Il demande donc aux élus que ces dettes soient portées « aux cotes irrécouvrables de l’église ». Un bilan du financement établi en août de la même année fait apparaître un solde négatif de 14 313 F. Depuis le début des travaux, le département n’a donné que 1000 F sur les 2 000 F escomptés.
Quant au Ministère des Cultes, sollicité à maintes reprises par les élus départementaux et locaux, sur les 6 000 F escomptés, il n’a pas versé un sou, il ne versera d’ailleurs jamais rien ! Les nouvelles souscriptions, lancées quelques années plus tôt, n’ont rien apporté.

Les financements sont à bout de souffle, menaces sur la poursuite des travaux
Les récoltes sont si mauvaises que les habitants refusent tous nouveaux sacrifices. Devant cet état catastrophique des finances, le Maire déclare : « nous sommes donc obligés de cesser les travaux si le département nous refuse son appui, notre église qui n’est pas encore crépie et qui par sa position est exposée à l’intempérie des saisons, finira par tomber dans un état de dégradation tel, qu’il nous sera impossible d’y remédier ».
L’édifice menace ruine
À la fin de l’année, à ces difficultés financières viennent s’ajouter des soucis portant sur la solidité de l’édifice. Un compte rendu du conseil du 18 novembre 1873 constate « que le clocher menace ruine, qu’il est lézardé et que quelques pierres sont même tombées (…) des dépenses excessives pour la commune pourraient survenir si elle laissait écouler le délai pendant lequel l’entrepreneur en est responsable ».

Début Page
précédente
page
8
Page
suivante
Fin