| Nouveau coût
Le devis passe à 44 500 F.
Vu l’ampleur du projet, le prix n’est pas très élevé. Le nouvel architecte expose que bien que ce prix paraisse très bas, il est conforme au plan. Il propose d’ailleurs au conseil un « entrepreneur connu et solvable qui s’engage à exécuter à forfait ledit projet » sans dépasser la somme prévue.
Le Conseil Municipal ne sait toujours pas si le Ministère des cultes et le département verseront les sommes espérées, qu’importe!
Le chantier ouvre.
Très vite, on se rend compte que les fondations ont été mal calculées et qu’il faut rajouter 3 313 F. Le Maire expose au conseil que « la Commune ne saurait reculer devant cette nouvelle dépense » et invite les élus à voter un emprunt de 3 000 F pour la couvrir car elle « est urgente pour conserver à l’édifice les proportions et par suite la grâce qui lui ont été données par l’architecte ». Une nouvelle demande d’aide exceptionnelle de 313 F est faite au Département.
Le 5 septembre 1869, le Conseil Municipal vient de voter les modalités de remboursement de l’emprunt de 3 000 F. Depuis le mois de mai 1869, le Maire, Émilien Vincent, est remplacé par son 1er adjoint Pierre Batifort qui va lui-même être remplacé, le 28 septembre 1870, par Pierre Daucan, nommé par le Préfet à la tête d’une « Commission spéciale provisoire ».
Le règne de Napoléon III touche à sa fin.
De nombreux changements de maires
Pendant cette période trouble, en deux ans Pérols voit passer à sa tête successivement : Pierre Daucan, Jean Ardisson et Jean Arnassan.
Mais le chantier continue !
Malgré ces soubresauts de l’histoire, le chantier de l’église continue.
Le 13 février 1870, le Maire en place, Pierre Daucan, demande au Préfet l’autorisation d’ouvrir un crédit de 4 000 F au budget additionnel, afin de « faire à l’entrepreneur tel paiement que l’architecte jugera nécessaire ».
Le registre des délibérations du Conseil Municipal ne signale rien de particulier jusqu’au 3 mars 1872, date à laquelle le Maire, Jean Arnassan, envisage d’arrêter les travaux « si l’état ne nous vient pas en aide », car dit-il «depuis quelques années les récoltes sont mauvaises, les produits se vendent à très bas prix, de sorte que les habitants ne peuvent plus faire aucun sacrifice ».
Le 9 juin 1872, le Maire réunit son Conseil en séance extraordinaire, afin de lui soumettre une proposition de l’entrepreneur. Celui-ci s’engage à avancer les sommes restant à verser par les souscripteurs et à terminer l’église avant la fin juillet, sous réserve que la commune lui verse un intérêt de 5 % jusqu’au remboursement des sommes dues. S’il ne respecte pas les délais prévus pour livrer l’édifice il subira une perte de 10 F par jour.
Enfin, le 12 juin 1872 et bien que les travaux ne soient pas totalement achevés, Monseigneur Lecourtier, évêque de Montpellier, inaugure et bénit l’église.
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